Attentats du 13 novembre Paris : douleur, souffrance, espérance

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Nous sommes samedi matin, après une soirée à écouter les informations sur les attentats, on essaie de commencer une journée « normale » qui ne l’est pas.

Normale parce que le matin je dois voir des clients, l’après midi être à l’église et en fin de journée on fête un futur heureux événement chez une amie. Une journée qui devait être normale et joyeuse. Mais ce matin là en me préparant, mon cœur est tellement loin et mes souvenirs remontent à il y a 20 ans, en 1995, je suis une enfant, les premiers attentats de mon existence que je suis capable de comprendre. Ma première rencontre avec le terrorisme. Les attentats du RER 95-96. La première fois de ma vie que je ressens ce que je ressens aujourd’hui en 2015, 20 ans plus tard. Une tristesse. 1995, nous ne vivions plus en région parisienne mais je m’inquiétais de connaître quelqu’un dans ce RER, pour une tante en particulier qui utilisait les transports en commun. Je me rappelle de ma mère me disant que tout allait bien pour ma tante.

Les attentats du métro 95, les premiers attentats qui m’ont fait sentir que ce genre de chose arrivait chez nous « aussi ». La première fois que les victimes pouvaient être des personnes que je connaissais. En fait oui ça marque les enfants ce genre de chose, ça m’a marqué assez pour ressurgir dans ma mémoire 20 ans après.

Puis adolescente, en sortant du lycée un certain 11 septembre je m’empresse de rentrer chez moi, je sais déjà ce que je vais pouvoir regarder à la télé. Et c’est d’ailleurs la première chose que je fais en rentrant : allumer la télé. Mais ça ne ressemble pas à mon programme. Je reste devant la télé, pendant plus d’une heure, sans bouger, debout. Et j’assiste en direct à la collision du 2e avion dans une des tours puis à l’effondrement des tours jumelles. Je suis vraiment choquée mais je ne m’inquiète pour aucun des miens cette fois-ci si ce n’est pour les gens dans les tours et pour le monde dans lequel je vis.

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Voilà ce samedi matin en me préparant pour une journée normale avec un beau programme mon cœur lui n’y était pas, je pense aux attentats de 95, au 11 septembre, à janvier 2015 à hier soir et je suis triste. Je ne cherche pas de versets, de raisons « spirituelles » à cet acte : on tue des gens tous les jours des chrétiens comme des non chrétiens, et puis je ne suis pas prophète, Dieu ne m’a rien dit, je suis juste triste. Est-ce que je dois commencer cette journée ? Je n’en ai vraiment pas envie. La violence et l’horreur, ça ne peut laisser indifférent, parce que la souffrance et la douleur ont des visages, parce que cela pourrait être nos familles et nos amis. Parce qu’on a tous des connaissances à Paris, parce que cela aurait pu être une autre grande ville, la mienne ou la vôtre.

Notre rapport à l’information est brutal, violent parce qu’on vit les choses en direct : j’ai vu les tours jumelles tombées, lors de la prise d’otage au bataclan, pendant que les gens se faisaient tuer, on attendait la prise d’assaut en direct. Parce qu’on n’est pas stupide, des terroristes sont entrés dans une salle de concert ce n’est surement pas pour faire des otages, c’est pour tuer. Chaque minute passée au Bataclan ajoute une famille endeuillée qui ne le sait pas encore et d’autres vont être traumatisées. Un chrétien qui sait qu’il va retrouver un proche au ciel est triste malgré cette espérance, allez voir des non-chrétiens.

Je suis chrétienne et je pleure. Je pense à ses mères et ses pères qui pleurent des enfants, les enfants qui ont perdu un père une mère, les amis venus en groupe mais repartis seuls. Ce chagrin immense. L’enfer que ces familles vont vivre ces prochains jours, mois, années et l’enfer éternel que vivent déjà certains morts.

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Que faire ?

D’autres blogs et sites chrétiens ont déjà répondu à cette question, je pense que vos pasteurs ont dû en toucher un mot ce dimanche matin aussi. 

Que rajouter ? J’ai juste envie de dire qu’il faut faire, ce que nous sommes censées faire « Allez, faites de toutes les nations des disciples (..) » Mathieu 28.19. Quelle que soit la façon dont nous sommes une pierre dans l’édifice qu’est l’Eglise, quel que soit ce que vous faites pour Dieu, faîtes le de tout votre cœur. Continuez d’être des serviteurs de notre Seigneur, continuez de prier, de témoigner, d’aimer, de vous sanctifiez, de remplir la mission que Dieu vous a donnée : c’est à votre poste que vous êtes la plus efficace. Notre espérance est en Christ voilà ce qui nous donne la paix.

Prions pour les autorités du pays, du monde, pour qu’elles aient de la sagesse, prions pour ceux qui ont perdu des proches, pour ceux qui sont traumatisés, qui n’ont plus d’espérance. A t’on vraiment besoin d’être compatissant envers ceux qui souffrent ? Est-ce difficile d’avoir de l’empathie ? C’est nous qui souffrons, c’est notre pays. L’amour que Dieu déverse en nous par son Esprit fait de nous les personnes qui devraient être les plus compatissantes et souffrir pour tout ce qui se passe dans le monde. Je vous parle des attentats de Paris parce que c’est l’actualité mais il y a tellement de choses horribles et de gens qui souffrent partout dans le monde. C’est une des raisons pour laquelle je ne comprends pas pourquoi les chrétiens sont tellement obnubilés par leur confort et leur épanouissement, parce qu’il se passe tellement de chose dans le monde, pas qu’en France. Mais ça c’est un autre sujet.

Et vous comment avez-vous vécu les événements de ces derniers jours ? 

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