Rencontre avec Célia, en “immersion totale” au Sénégal

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Rencontre avec Célia, qui nous raconte une brève partie de sa vie : son bénévolat dans le beau pays qu’est le Sénégal !

Peux-tu te présenter en quelques mots ? 

Bonjour je me présente Célia, je suis née un beau lundi du mois de juin 1986, le 22 à Paris. Humm les 30 ans frappent à ma porte 🙂 . Mes parents sont originaires de la Martinique et j’ai baigné depuis toute petite dans cette culture. J‘ai grandi en région parisienne et j’y ai effectué tout mon cursus scolaire. Je suis aujourd’hui animatrice socioculturel.

J‘ai envie de me définir comme quelqu’un aimant la vie 🙂 je suis passionnée de musique, j’aime la culture l’art (peinture, danse), l’athlétisme et par dessous tous les voyages, découvrir, découvrir et encore découvrir !

Comment as-tu rencontré Jésus ? Quelle est ton histoire avec le Dieu de l’univers ?

j’ai eu le privilège, ah oui car pour moi c’est un privilège, de grandir dans une famille où mes deux parents étaient chrétiens, du coup l’église j’y étais plongée depuis bébé 🙂  ( fréquentation du culte, de l’école du dimanche et puis groupe de jeune )

A l’âge de 12 ans, j’ai donné ma vie a Christ en faisant une simple prière seule dans ma chambre mais ce n’est que quelques années plus tard que j’ai réellement saisi le sens de la conversion. Dieu avait mis sur mon chemin une amie qui n’est autre que la rédactrice de ce blog 🙂 , en discutant avec elle, Dieu m’interpellait sur ma vie, sur mon engagement avec lui et à un moment je me suis dit ok, j’ai donné ma vie a Christ mais la suite, il faut que j’aille de l’avant et ça a été la décision de me faire baptiser, chose que j’ai faite en février 2004 et depuis mon histoire avec Dieu suit son chemin. Je développe jour après jour une passion pour mon Dieu, une envie de rester attachée à lui, il a tant fait pour moi, m’accompagne jour après jour. Alors oui ce n’est pas facile tous les jours mais ça en vaut la peine.

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Tu as fait du bénévolat pendant 6 mois au Sénégal. Pourquoi décide-t-on un beau jour d’aller vivre 6 mois dans un pays étranger sur un continent étranger ? Comment l’idée t’est venue ?

Alors je suis allée au Sénégal une première fois en 2007, trois semaines pour des vacances et je me suis dit qu’un jour je reviendrais. L’idée a fait son chemin, et mes études finies j’ai commencé à travailler. Ce qui m’a poussé à partir c’était avant tout le désir de faire un grand voyage, de me dépasser et de me prouver à moi même que j’étais capable de sortir de ma zone de confort.

Je me suis dit ok le Sénégal car j’avais beaucoup aimé la première fois et que je souhaitais vraiment découvrir ce pays en profondeur, mais cette fois-ci pas question de partir en simple touriste, je voulais vivre comme n’importe quelle sénégalaise, me lever le matin, prendre mes transports et aller travailler. A ce moment j’ai pensé davantage à faire du bénévolat, afin d’être assez libre aussi pour visiter le pays. De plus, il me fallait un pays francophone. ( ah wiwi les langues et moi ce n’est pas une très grande histoire d’amour).

En quoi consistait ton bénévolat ?

Je me suis engagée de janvier à juin 2015 auprès de la pouponnière de Dakar qui est tenue par les sœurs franciscaines. La pouponnière accueille 80 bébés qui sont soit, placés temporairement, soit il s’agissait de bébés abandonnés et donc ” candidats ” à l’adoption.

Je m’occupais des enfants de 6 à 12 mois : jouer avec eux, les câliner, changer les couches, essuyer les nez qui coulent, donner les biberons, les bercer et en bonne animatrice que je suis 🙂 j’ai proposé à la directrice quelques projets sensoriels avec les plus jeunes et je passais aussi beaucoup de temps à chanter.

J‘ai également donné des cours de français aux jeunes femmes qui s’occupaient des enfants. Il s’agissait de jeunes femmes en formation, elles étaient en alternance, une semaine en cours et une semaine à la pouponnière, elles vivaient dans un foyer se trouvant sur le même lieu que la pouponnière.

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Comment as-tu fait pour vivre concrètement ?

Alors concrètement j’avais fait de belles économies en 2014, j’avais prévu un budget de 500 euros par mois, c’est sur que ça se prépare !

Qu’est-ce que cela t’a apporté ? 

Il est clair que ce voyage m’a complètement marqué touché impacté 🙂

Alors, le fait de partir seule, d’être complètement dépaysée, de n’avoir aucun repère, se sentir vraiment perdue, découvrir une autre culture, d’autres codes : tout cela m’a, oui effectivement, sortie de ma zone de confort ! J’ai bien sur fait de très belles rencontres que ce soit mes colocataires, mes voisins, les habitants de mon quartier , toutes les personnes rencontrées à la pouponnière et toutes celles des différentes régions que j’ai pu visiter.

Spirituellement mon voyage a été une étape très forte dans ma vie. Je suis persuadée que Dieu nous parle et nous apprend à chaque période de nos vies. Et Il n’a pas loupé de me parler encore et encore, de me montrer les domaines de ma vie sur lesquelles il fallait que je travaille davantage.

J’ouvre une bonne parenthèse sur la question du chrétien isolé. A Dakar j’ai pu fréquenter une église et j’y étais vraiment bien, les prédications et la louange m’apportaient beaucoup. Mais je ne fréquentais aucune réunion en semaine, aucun groupe de prière, grosse négligence de ma part, je me suis sentie, oui, comme une chrétienne isolée. Dieu m’a alors interpellée sur l’importance et la nécessité de la communion fraternelle. Ce sont des choses que nous savons, on l’entend souvent,  mais le vivre et réaliser que oui le fait de ne pas être en relation avec des frères et sœurs en Christ est synonyme de danger, c’est comme cela que je l’ai vécue. On se laisse influencer lentement mais sûrement, cela est très subtil.

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Un conseil ou un message à adresser aux femmes chrétiennes d’aujourd’hui ? 

Vivons nos vies avec passion ! Nous sommes remplies de potentiel trop souvent enfoui en nous et insoupçonné, osons réaliser nos rêves, nos visions, nous sommes les filles du Roi des rois, qu’est-ce qui peut nous arrêter?

Pour moi il s’agissait d’un voyage au cours duquel j’ai réalisé que Dieu nous permet d’entreprendre beaucoup de choses et met dans nos cœurs des aspirations des rêves, ne nous limitons pas. Si l’occasion se présente il faut y aller, foncer, je pense que ce sont des choses que l’on ne regrette pas.

As tu quelque chose à rajouter ?

Aspirons en tant que femmes à être passionnée de Dieu, Il nous le rend bien 🙂

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Merci à Célia d’avoir partagé son expérience avec nous ! (Ce qui m’a permis d’apprendre que j’avais eu la grâce d’être utilisée par Dieu pour l’aider dans son cheminement avec Lui !) On lui souhaite de continuer de sortir de sa zone de confort et de laisser le Seigneur la surprendre davantage.

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