Arrivez-vous à vous réjouir pleinement des bienfaits de Dieu ?

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Cela m’est déjà arrivé de me demander si j’avais le droit de me réjouir d’une bonne nouvelle, si ce n’était pas trop beau pour être vrai. Ou qu’elle serait l’épreuve qui viendrait après tant de joie… Ou ai-je le droit d’être heureuse pour telle chose dans ma vie alors qu’une autre personne en était triste ? J’avais besoin d’entendre la vérité sur la joie. 

Vous connaissez l’expression après la pluie vient le beau temps : en gros après des choses difficiles il y a de bonnes choses qui se profilent à l’horizon.

Et puis il y la version le calme avant la tempête… Quand tout va bien, que tout est ok, et qu’on se dit humm tout va trop bien, et si c’était le calme avant la tempête ? Cette pensée peut nous empêcher de vivre pleinement certains moments de bonheur, de bénédiction : comme si trop se réjouir allait provoquer « un retour de bâton » provoquer un drame.

La vérité est que si demain s’avérait être une mauvaise journée, le fait de s’empêcher de se réjouir de la journée d’aujourd’hui ne rendra pas celle de demain moins difficile. C’est comme une pensée magique, ancrée dans notre inconscient qui penserait avoir de l’influence sur les drames à venir… 

Il ne faut pas mélanger 2 cas de figure :

– Vous faites une course de 100 mètres, vous êtes à quelques mètres de l’arrivée et vous vous dîtes c’est bon j’ai gagné, vous êtes trop contente. Vous chutez juste avant la ligne et finissez finalement 4e…. Vous vous êtes réjouie trop vite et pour rien !

– Vous faites une course de 100 mètres, vous passez la ligne d’arrivée, vous êtes première et vous vous réjouissez pour cela. Et vous pouvez vraiment vous réjouir ! Vous réjouir ou pas ne changera rien au fait que vous soyez première ! 

Et vous réjouir ne changera rien au fait que demain vous gagniez ou pas l’autre course. Parfois on mélange ces 2 cas de figure : Il y a vraiment une raison de se réjouir mais on se dit peut être qu’on se réjouit trop vite. 

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La vérité

Ce n’est pas parce que vous vous réjouissez aujourd’hui que vous « attirerez » des choses négatives pour demain. Dieu ne se dira pas qu’il faut rééquilibrer tout ça avec des épreuves car vous avez trop de joie dans votre vie. Dieu n’est pas un mordu de l’équilibre, du yin et du yang… Si vous avez beaucoup de joie il faut équilibrer avec beaucoup d’épreuves. Si vous retenez votre joie alors il se pourrait que les malheurs soient aussi plus « retenus ». 

Non seulement c’est faux mais en plus nous ratons une occasion de nous réjouir en Dieu et de l’honorer. Quand vous vous réjouissez en Dieu pour les bonnes choses de votre vie, vous le glorifiez Lui, vous reconnaissez que c’est Lui qui est l’auteur du bien dans votre vie, que tout cela vient de Lui. Et Dieu veut que nous le glorifiions, il veut que nous reconnaissions que ces grâces nous viennent de Lui. Nous faisons la volonté de Dieu en nous réjouissant en Lui « Réjouissez vous toujours dans le Seigneur, je le répète réjouissez-vous ! » Philippiens 4.4 

Si nous pouvons trouver du réconfort en Lui dans la tempête, si nous savons qu’il a la pouvoir de tout faire concourir à notre bien même dans les épreuves les plus difficiles, alors pourquoi quand tout va bien ne pourrions pas non plus vivre cette joie en Lui. Dieu n’est pas seulement un Dieu qui réconforte quand ça va mal, ce n’est pas seulement un Dieu qui délivre, qui est présent quand tout va mal. Il est présent quand le soleil brille aussi. Oui il y a eu des épreuves, il y en a encore et il y en aura d’autres. Mais il y a aussi des moments de joie.

Au jour du bonheur, sois heureux, et au jour du malheur, réfléchis: Dieu a fait l’un comme l’autre, afin que l’homme ne découvre en rien ce qui sera après lui. Ecclésiaste 7.14

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Passer un bon moment avec votre enfant, vous réjouir de l’avoir dans votre vie et être rempli d’amour pour lui aujourd’hui, ne changera rien au futur. Cela ne changera rien au fait que vous puissiez toujours vivre ces choses dans 10 ans ou dans 2 ans. Cela ne changera rien au fait qu’il pourrait arriver un drame dans 3 ans. Et vous ne vivrez pas mieux ce drame parce que vous aurez retenu votre joie, au contraire. 

Et l’ennemi n’apprécie pas que vous expérimentiez une joie aussi profonde et belle à cause de Dieu. Parce que la joie et le bonheur ne viennent pas de lui mais de Dieu. Et cela va bien au delà des « bonnes choses » qui vous arrivent. Vous réjouir de la beauté des arbres qui reverdissent c’est glorifier Dieu pour sa création et reconnaitre qu’il a créé des choses extraordinaires. Vous réjouir du talent de votre voisine  c’est reconnaître que c’est Dieu son créateur qui lui a fait ce don. On oublie souvent à quel point se réjouir est un acte d’adoration.

A cause du péché beaucoup de choses sont ternies, c’est un fait. Mais aussi malgré le péché il y a encore beaucoup de joie et c’est déjà expérimenter la joie qui sera parfaite au ciel. 

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Un avant goût de la perfection

A chaque fois nous pouvons choisir de vivre ce cadeau de Dieu comme un avant goût du ciel : « Déjà ici je te fais vivre des moments de bonheur, imagine ce que cela sera avec moi éternellement… »  Les moments de joie sont une excellente occasion d’avoir les yeux tournés vers notre plus belle espérance : un jour nous serons réunies avec Lui. Cela nous rappelle que c’est notre soupir le plus fort. Il n’y aura plus de moments de joie et de tristesse, seule la joie restera. 

Se réjouir des bénédictions de Dieu, c’est prendre plaisir en Lui, reconnaître que ces choses viennent de Lui et lui témoigner, lui démontrer notre reconnaissance. 

Nous pouvons prendre la décision aujourd’hui de nous réjouir pleinement en Dieu pour ses bienfaits car c’est le glorifier, l’honorer, l’adorer. Un superbe entrainement de ce que nous vivrons au ciel ! 

Et vous ? Comment vivez-vous vos moments de joie ?

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Note : dans la même lignée un article sur comment cultiver la gratitude grâce à un journal de reconnaissance.